C'est une sorte de caricature moderne du jeune couple de Japonais qui démarre dans la vie active ; dans le Japon du 21ème siècle.
Le Brésil est le pays qui accueille le plus de japonais en dehors du Japon (entre 1,3 et 1,5 millions, comparé aux 800 000 qui vivent aux USA). Ce sont les Japonais-Brésilien (Nipo-brasileiro en portugais), personnes d'origine japonaise nées au Brésil.
L'émigration de travailleurs japonais vers d'autres pays débuta dans les années 1870, bien avant qu'ils n'arrivent au Brésil. Au Japon, c'était l'époque de la Restauration Meiji (1868) qui amenait des changements économiques et politiques installant le pays dans le monde moderne. Cette période fut marquée par la fin du shogunat et par le retour du pouvoir aux mains de l'Empereur, à l'aide d'une nouvelle constitution inspirée de celles des pays occidentaux.
Du côté du Japon, l'émigration fut donc une des conséquences de la modernisation qui marqua une nouvelle étape de l'histoire japonaise : le pays s'ouvrait sur le monde occidental, signait des traités commerciaux qui, entre autres choses, permettaient le départ de travailleurs japonais vers l'extérieur. A cette époque, la politique migratoire du pays avait comme principal objectif de soulager les tensions sociales internes dues au manque de terres et à l'endettement des travailleurs ruraux, la plupart du temps à cause des projets gouvernementaux de modernisation.
De la part du Brésil, la nécessité de main d'œuvre pour remplacer le travail esclave fut un facteur essentiel car ce remplacement était une préoccupation des classes dirigeantes du pays depuis l'Indépendance.
Le 18 juin 1908, les premiers immigrants japonais débarquaient du navire Kasato Maru dans le port de Santos, São Paulo. Ils étaient au nombre de 791 (principalement des fermiers venus d'Okinawa). Ils partaient pour le Brésil pour travailler dans les plantations et pensaient revenir au Japon après avoir gagné un peu d'argent, mais ce ne fut pas le cas.
Le flux migratoire en direction du Brésil ne s'intensifia cependant qu'à partir des années 1910, précisément quand le gouvernement nord-américain (les États-Unis étaient le pays d'immigration favori des Japonais) bloqua l'immigration japonaise.